
Une évolution du calcul énergétique qui peut modifier la perception de certains biens sur le marché parisien
Publié le 8 janvier 2026. Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) a été ajustée. Derrière ce changement technique se cache une évolution qui pourrait concerner plusieurs centaines de milliers de logements en France. Pour certains biens, la classe énergétique peut s’améliorer sans travaux. Cette évolution peut modifier la perception d’un logement par les acquéreurs et les investisseurs, notamment dans les grandes villes où de nombreux appartements sont chauffés à l’électricité. À Paris, où le parc immobilier est composé en grande partie d’immeubles anciens et d’appartements rénovés individuellement, cette réforme mérite d’être analysée sous l’angle du marché immobilier. Fairway Luxury Real Estate, spécialiste de l’immobilier haut de gamme dans les quartiers Plaine Monceau, Villiers, Ternes et Parc Monceau à Paris.
Le diagnostic de performance énergétique est devenu un élément structurant du marché immobilier.
Depuis la réforme de 2021, ce diagnostic est juridiquement opposable et influence plusieurs aspects :
Toutefois, la méthode de calcul appliquée jusqu’à présent présentait une particularité : elle pénalisait fortement les logements chauffés à l’électricité.
Le coefficient d’énergie primaire appliqué à l’électricité ne reflétait pas pleinement la structure du mix énergétique français, largement décarboné grâce au nucléaire.
La réforme de 2026 vise donc à corriger cette situation.
Le changement porte sur le coefficient d’énergie primaire utilisé pour convertir l’électricité dans le calcul du diagnostic.
| Avant la réforme | 1 kWh d’électricité consommé était comptabilisé comme 2,3 kWh d’énergie primaire. |
| Depuis le 1er janvier 2026 | 1 kWh d’électricité est désormais comptabilisé comme 1,9 kWh d’énergie primaire. |
Cette évolution rapproche la méthode française des standards européens et modifie la note énergétique de certains logements.
La réforme concerne principalement les logements utilisant l’électricité comme source principale de chauffage ou de production d’eau chaude.
Il s’agit notamment :
Dans les grandes villes comme Paris, ce type d’installation est fréquent, en particulier dans :
Selon les estimations publiques, environ 850 000 logements pourraient sortir des classes énergétiques F et G grâce à cette modification du calcul.
Dans certains cas, l’évolution peut être la suivante :
| Classe actuelle | Classe possible |
|---|---|
| F | E |
| E | D |
| G | F |
Cette amélioration n’est pas automatique pour tous les logements, mais elle peut modifier l’appréciation énergétique de nombreux biens.
Depuis plusieurs années, la classe énergétique d’un logement est progressivement intégrée dans l’analyse des acquéreurs.
Dans certaines régions, les logements classés F ou G peuvent subir une décote significative.
Les écarts observés au niveau national sont généralement estimés entre :
| Classe énergétique | Décote observée |
|---|---|
| E | 3 % à 5 % |
| F | 6 % à 10 % |
| G | 10 % à 20 % |
Ces chiffres doivent toutefois être interprétés avec prudence dans les grandes métropoles.
À Paris, l’impact du DPE reste généralement plus limité que dans les marchés immobiliers périphériques.
La valeur d’un appartement dépend avant tout de critères immobiliers fondamentaux :
Dans des secteurs recherchés comme Plaine Monceau, Villiers ou Parc Monceau, ces éléments restent souvent prioritaires dans la décision d’achat.
Cependant, le DPE devient progressivement un critère d’arbitrage, notamment pour les investisseurs.
Les studios et deux-pièces constituent une part importante du marché locatif parisien.
Pour ces biens, la classe énergétique peut jouer un rôle plus déterminant.
Un appartement classé F ou G peut susciter des interrogations chez certains acquéreurs, en raison des contraintes réglementaires liées à la location.
Dans ce contexte, une amélioration de la classe énergétique peut :
Prenons l’exemple d’un appartement situé dans un immeuble haussmannien du 17ᵉ arrondissement.
Après rénovation, le logement peut être équipé de radiateurs électriques modernes.
Avant la réforme du DPE, ce type de bien pouvait être classé F, malgré une rénovation complète.
Avec la nouvelle méthode de calcul, la classe énergétique peut parfois évoluer vers E, ce qui modifie la perception du bien pour certains acquéreurs.
Dans un marché très compétitif comme Paris, cette évolution peut améliorer la liquidité du logement.
Les diagnostics réalisés avant la réforme restent valables jusqu’à leur expiration.
Toutefois, dans certains cas, faire réaliser un nouveau DPE peut être pertinent.
Cela peut permettre :
La pertinence d’un nouveau diagnostic dépend notamment :
Le DPE change-t-il automatiquement en 2026
Non. Les diagnostics existants ne sont pas recalculés automatiquement. Un nouveau diagnostic peut être nécessaire pour bénéficier de la nouvelle méthode.
Combien de logements sont concernés
Les estimations évoquent environ 850 000 logements susceptibles de sortir des classes énergétiques F et G.
Le DPE influence-t-il réellement la valeur d’un appartement
Oui, en particulier pour les logements destinés à la location ou nécessitant des travaux énergétiques.
Lorsqu’un propriétaire envisage de vendre un appartement, la performance énergétique fait désormais partie des éléments analysés par les acquéreurs.
Cependant, la valeur réelle d’un bien dépend toujours d’une analyse précise du marché local.
Les équipes de Fairway Luxury Real Estate réalisent des avis de valeur détaillés fondés sur :
Cette approche permet de déterminer un positionnement de prix cohérent avec la réalité du marché parisien.
À retenir
"Cette approche permet de déterminer un positionnement de prix cohérent avec la réalité du marché parisien."
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